Un paralysé sans nom !
La personne est identifiée à son état, à son acte. C'est un voleur, un menteur, un croche, un patron, un syndiqué, un fédéraliste...Aimez vous cela d'être identifié à un défaut, à une erreur, à un échec? Aimez vous ça être identifiée à une force, à un talent, à une qualité. C'est la bonté même, c'est la vérité même, etc... Ça oblige beaucoup d'être identifié à une qualité, et c'est très frustrant d'être identifié à un défaut.
Un paralysé par quoi, par qui...et de quoi ?
Être identifié à un défaut, à une qualité, à un événement, à un préjugé paralyse. Et si vous me dites que je suis un croche ou un voleur, je vais vous le prouver pour mériter votre préjugé.
Un paralysé porté !
Il accepte d'être porté, d'être sup porté, d'être handicapé. Il accepte d'être dans le besoin et d'être aidé. Il accepte d'être exposé au public. Il accepte qu'on fasse un lien entre son handicap et son péché. Son handicap serait il une punition de son péché ou du péché de ses parents ?
Des supporteurs !
La paralysé est chanceux d'avoir des porteurs, des supporteurs qui le comprennent et qui n'ont pas peur de se compromettre, de prendre partie et du malade physique et du pécheur public.
Des supporteurs croyants !
Ils croient que Jésus peut faire quelque chose. Et si l'handicap, la paralysie vient du péché, les porteurs croient deux choses : la première que Jésus peut pardonner le péché qui explique la paralysie. Ils croient aussi que Jésus peut guérir de la paralysie, donc relever le paralytique, le remettre debout, le remettre en vie, dans la vie, devant et grâce à celui qui est Vie.
Un paralysé muet ! Des porteurs muets.
Ils ne demandent rien. Il se laisse porté, ce qui est beaucoup. Ils le portent ce qui est courageux et audacieux. Faire ainsi est parlant, très parlant. Il y a des gestes et des comportements qui parlent plus que des paroles. Ces gestes et comportements s'adressent à la Parole, à celui qui est Parole.
La Parole pardonne.
Puisque les gens croient que la paralysie est une punition du péché, Jésus pardonne et ainsi Jésus supprime la cause de la paralysie.
Une affaire de foi.
Le paralysé et les porteurs ont du faire un acte de foi en Jésus,
le paralysé a du croire en lui,
les porteurs ont du faire confiance aux deux.
Debout, avec ton brancard, rentre chez toi, en toi.
Comme on ne croit pas que la Fils de l'Homme est aussi le Fils de Dieu, Jésus invite le paralysé à se prendre en main, à se re lever, à récupérer le mémorial de son handicap, son brancard.
Rentre chez toi, rentre en toi et
souviens toi de ta blessure elle te rappellera ton relèvement.
Yves Gazeau
Article paru le 25 février 2009
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