Dimanche des vocations
Vocation veut dire appel. Chacun, chacune d’entre nous, à notre baptême, avons reçu de Jésus, bon pasteur, un appel à réaliser une mission. Certains, certaines réalisent cette mission dans le mariage, la vie de famille. D’autres réalisent cette mission dans la vie religieuse ou sacerdotale. Il y a quelque chose de commun entre tous ces appels que Dieu nous fait. Je pense en effet que pour devenir religieux, comme pour bâtir un projet d’amour, dans le mariage, il y a une condition essentielle c’est de tomber en amour. Si ma vie de couple ou ma vie religieuse est fade c’est parce que l’amour s’est affadi. C’est par l’image du Bon Pasteur que Jésus nous montre que l’amour ne s’affadit pas quand il est don.
Jésus le Bon Pasteur
Jésus, bon pasteur, a été capable d’aller au bout de l’amour qui consiste à donner sa vie pour ses brebis quand il a accueilli d’abord l’amour gratuit de son Père. Son Père lui a donné de l’amour et Jésus s’est laissé envahir par cet amour: «Comme le Père me connaît et que je connais mon Père.» Connaître. Ce mot revient à quatre reprise dans l’évangile. Connaître, ce n’est pas juste apprendre des choses. Connaître, ça veut dire, naître à l’intimité de quelqu’un. Pour Jésus et son Père, se connaître c’est naître à l’amour.
Enfants de Dieu
Cette intimité d’amour entre Jésus et son Père amène Jésus à nous le faire connaître. Jean, dans la deuxième lecture d'aujourd'hui, va très bien le décrire: « Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l'amour dont le Père nous as comblés: il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu.»
Nous sommes les enfants de Dieu, ses brebis chéries. Pour prendre soin de nous, le Père nous confie à son Fils. Laissons Jésus, bon pasteur, nous laisser naître à son amour. Jésus, bon pasteur, nous connaît. Il me connaît, c’est-à-dire qu’il naît à mes peines, à mes inquiétudes, à mes joies, à mon espérance. Il naît en moi. Son amour naît en moi.
Naître à son amour nous amène à le donner en écoutant Jésus nous redire: « J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie. J'aimerais les conduire à mon Père.»
Être Bon Pasteur
Jésus, bon pasteur, compte sur nous pour aller vers d’autres brebis. Parce que nous sommes baptisés nous sommes invités à être des pasteurs. Jésus, bon pasteur, nous confie des brebis. Qui sont ces brebis? Nos enfants, nos étudiants, notre équipe de jeu, nos employés, nos aînés, nos malades, nos paroissiens. Nous avons à être leur pasteur.
Nous avons à connaître ces brebis et ça commence non par le troupeau en entier mais par chaque brebis. Nous avons:
- à aimer personnellement chacune des brebis;
- à les connaître c’est-à-dire à naître à leurs peines, à leurs inquiétudes, à leurs joies. Ça demande une très grande présence afin d’écouter leur voix et qu’elle écoute notre voix.
- à donner notre vie, jour après jour ou tout d’un coup parfois pour nos brebis;
- à rassembler nos brebis et non à les isoler les unes des autres;
- à travailler, jour après jour, pour le bien de nos brebis;
- à être responsable pour toujours de ces brebis que nous avons appris à connaître;
- à leur être fidèle et non les abandonner à la moindre occasion.
En ce dimanche des vocations nous sommes tous invités à être des pasteurs, à trouver aussi des pasteurs.
L’eucharistie
Tout au cours de cette eucharistie, rendons grâce au Père pour nos pasteurs, pour toutes les personnes consacrées qui ont donné leur vie à l'annonce de la Bonne Nouvelle, pour tous les agents et agentes de pastorale, animateurs et animatrices de catéchèse qui oeuvrent au sein de notre Église.
Mais comme dit Jésus: « J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie. J'aimerais les conduire au Père.» L'Église, notre communauté, notre paroisse ont besoin de nous... Alors prions le Bon Pasteur de susciter parmi nous des pasteurs.
Dans le temps de silence, afin de répondre à notre mission, demandons à Jésus, bon pasteur, qu’il nous faire naître à son amour.
Article paru le 3 mai 2009
|