Fin du temps de Noël
Pour la plupart d’entre nous, la fête de l’Épiphanie marque la fin du temps des fêtes. Nous ramassons sapins, crèches, père Noël, lumières et boules de Noël. Lundi c’est le retour à l’école, au travail, à l’horaire régulier. C’est le retour à notre bonne vieille routine quotidienne. Est-ce que la fête de Noël change quelque chose dans ma vie?
C’est en réfléchissant à cette question que l’expérience que vivent les mages m’a rejoint. Comment, comme eux, retourner à ma routine quotidienne en empruntant un autre chemin?
Entrons dans leur expérience afin de découvrir cet autre chemin.
Qui sont les mages?
Les mages sont des païens qui sont comme dit saint Paul « Associés au même héritage que nous.» Les mages sont surtout des chercheurs de Dieu. Ils symbolisent tous les hommes et toutes les femmes du monde entier qui cherchent Dieu et qui veulent trouver le chemin les conduisant à rencontrer Dieu dans leur vie quotidienne.
La qualité d’un mage
La qualité principale d’un mage, d’un chercheur de Dieu c’est son désir de découvrir dans sa vie les signes qui vont le conduire à rencontrer Dieu. Comme le dit Isaïe dans la première lecture il faut «lever les yeux et voir autour de nous» les signes, l’étoile qui va nous conduire vers cette manifestation de Dieu dans nos vies. Cette étoile, c’est souvent une personne ou un événement que l’on vit qui nous fait signe de la suivre.
Se mettre en chemin
Comme les mages, nous avons à nous mettre en chemin sans trop savoir où cela va nous conduire.
Disparition de l’étoile
Et puis arrive ce moment où, comme pour les mages, l’étoile disparaît de nos yeux. Nous avons besoin de consulter. Nous rencontrons parfois des gens comme Hérode et les scribes qui prétendent tout savoir sur Dieu. Quand tu sais tout, tu ne cherches plus de signes. Tu ne te mets plus en route. Je ressemble aussi à Hérode et aux scribes quand je me dis: Savoir que le Sauveur est né, ça ne change pas grand chose dans ma vie.
Parfois cette étoile qui disparaît c’est faire l’expérience de ce qu’on appelle « la nuit de la foi.» Nous avons des doutes. Mère Théresa exprimait ainsi ce qu’elle vivait dans son journal intime: «Où est ma foi? Même au plus profond, tout au fond, il n’y a rien d’autre que le vie et l’obscurité... L’ amour, le mot, n’apporte rien. On me dit que Dieu m’aime et pourtant la réalité de l’obscurité, du froid et du vide est si grande que rien ne touche mon âme.»
Les nuits de la foi
Comme les mages, comme Mère Théresa, quand nous ne voyons plus l’étoile, nous sommes invités à continuer notre route. Souvent cette étoile réapparaît au coeur de nos doutes. Écoutons de nouveau Mère Théresa: «Les gens disent qu’en voyant la force de ma foi, ils sont attirés plus près de Dieu. N’est-ce pas tromper les gens? Chaque fois je voulais dire la vérité que ‘ je n’ai pas la foi’, les mots ne sortent tout simplement pas, ma bouche reste close. Et pourtant je continue toujours de sourire à Dieu et à tous.»
La rencontre de l’Enfant et sa mère
Et puis cette étoile, ce guide qui réapparaît nous conduit à la rencontre de « l’Enfant et sa mère.» Comme les mages nous faisons l’expérience de la prosternation. Nous faisons l’expérience du mystère de l’Incarnation: Dieu qui épouse intégralement notre fragilité humaine. Quel mystère inexplicable!
L’or, l’encens et la myrrhe
Quand, comme les mages, je fais cette expérience, je découvre des trésors extraordinaires que j’offre comme présents. Je découvre l’or de la foi, l’encens de l’espérance et la myrrhe de l’amour.
Retourner par un autre chemin
Cette expérience de la naissance de Jésus, de l’incarnation de Dieu et cette découverte de ces trésors m’amènent, comme les mages, à retourner dans ma vie quotidienne par un autre chemin.
C’est alors que je mets de la foi, de l’espérance et de l’amour dans ma routine quotidienne. C’est plus stimulant de retourner dans ma routine quotidienne en empruntant ce chemin.
L’eucharistie
Que cette eucharistie soit manifestation de Dieu dans nos vies et demandons à cet Enfant de la crèche de retourner dans notre routine quotidienne par un autre chemin.
Article paru le 4 janvier 2009
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