VINGT-NEUVIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Introduction à la célébration

En cette journée missionnaire mondiale, Jésus interroge la place que nous donnons à Dieu dans nos vies. Être missionnaire, n’est-pas témoigner de la place que je lui donne. Aujourd’hui, comme dit saint Paul, Jésus me choisit pour rendre témoignage de la foi, de l’espérance et de l’amour qui m’habitent et pour devenir ce que je suis: image de Dieu. N’est-ce pas ainsi que je suis missionnaire dans mon milieu?

En ce début de célébration, je reprends le souhait que saint Paul fait aux Thessaloniciens:

Que la grâce et la paix de Dieu soient toujours avec vous.

Les empires sont dans la main de Dieu

Lecture du livre d'Isaïe 45, 1.4-6a

Parole du Seigneur au roi Cyrus, qu'il a consacré, qu'il a pris par la main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée:

A cause de mon serviteur Jacob et d'Israël mon élu, je t'ai appelé par ton nom, je t'ai décerné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Je suis le Seigneur, il n'y en a pas d'autre: en dehors de moi, il n'y a pas de Dieu. Je t'ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l'on sache, de l'Orient à l'Occident, qu'il n'y a rien en dehors de moi.





La foi, l'espérance et la charité de la communauté

Commencement de la première lettre
de Paul aux Thessaloniciens 1, 1-5b

Frères,

Nous, Paul, Silvain, et Timothée, nous nous adressons à vous, l'Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et en Jésus Christ le Seigneur: que la grâce et la paix soient avec vous.

A tout instant, nous rendons grâce à Dieu à cause de vous tous, en faisant mention de vous dans nos prières. Sans cesse nous nous souvenons que votre foi est active, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. En effet, notre annonce l'Évangile chez vous n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue.





A César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu

+Évangile de Jésus Christ selon Matthieu 22, 15-21

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode:

Maître, lui disent-ils, nous le savons: tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis: Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur?

Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta:

Hypocrites! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve? Montrez-moi la monnaie de l'impôt.

Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit:

Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles?
De l'empereur César

répondirent-ils
Alors il leur dit:

Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

La question de l’impôt

Imaginons que c’est nous qui posons cette question à Jésus: « Est-il permis oui ou non, de payer l’impôt à la reine?»

Réponse de Jésus

Alors Jésus me demande de lui montrer une pièce d’argent.

« Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles?» Nous répondons: « De la reine.» Et Jésus d’ajouter: « Rendez à la reine ce qui est à la reine et à Dieu ce qui est à Dieu.»

Rendre à la reine ce qui est à la reine

En disant « de rendre à la reine ce qui est à la reine,» Jésus reconnaît d’abord que la cité terrestre doit être bien gérée et l’impôt est nécessaire. Avant de poser cette question de l’impôt, les pharisiens et les hérodiens ont témoigné que Jésus était un bon citoyen. Inspirons-nous de sa façon d’agir dans la cité terrestre: être vrai dans ce que nous disons et faisons, enseigner le bon chemin, ne pas se laisser influencer par le premier venu, respecter les personnes.

Rendre à Dieu ce qui est à Dieu

En disant « de rendre à Dieu ce qui est à Dieu,» Jésus interroge la place que nous donnons à Dieu dans la cité terrestre. Être missionnaire, n’est-ce pas témoigner, dans la cité terrestre, de la place que nous donnons à Dieu dans nos vies? Mais comment? Saint Paul répond: « Reconnaître que nous sommes choisis pour rendre compte, dans la cité terrestre, de la foi, de l’espérance et de la charité qui nous habitent.» Et il ajoute: « L’Esprit Saint va vous aider à le faire.»

Créés à l’effigie de Dieu

C’est en regardant la pièce de monnaie que j’ai fait le lien suivant: Dieu m’a choisi, comme le mentionne saint Paul, il m’a appelé par mon nom, comme le mentionne Isaïe. Je suis unique. Dieu m’a créé à son image, à son effigie.

Être missionnaire dans la cité terrestre, c’est devenir ce que je suis: effigie, image de Dieu. C’est aussi respecter les autres qui ont été créés à l’effigie, à l’image de Dieu.

Méditons sur les paroles du chant «Soyons ce que nous devons être».

Eucharistie

Durant cette eucharistie, que l’Esprit Saint nous fasse prendre conscience que nous sommes des êtres d’amour créés à l’effigie, à l’image de Dieu. Qu’Il nous aide aussi, cette semaine, dans la cité terrestre, à rendre compte de la foi, de l’espérance et de la charité qui nous habitent. Qu’Il nous aide à respecter les autres créés à l’effigie, à l’image de Dieu.

Article paru le 19 octobre 2008





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